LE PARTAGE QUI JOINT L'UTILE A L'AGREABLE

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Sénèque - Oeuvres complètes

Sénèque - Oeuvres complètes

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Sénèque le Philosophe (Lucius-Annæus Seneca) était d’origine espagnole. Il naquit à Cordoue, colonie patricienne, l’an 2 ou 3 après Jésus-Christ, sous le règne d’Auguste. Il eut pour père M. Annæus, dit le Rhéteur, dont il nous reste un intéressant recueil de Déclamations, et pour mère Helvia, femme distinguée par ses vertus et son amour des lettres, et de la même famille que la mère de Cicéron. Son père l’amena à Rome, encore enfant, avec son frère Novatus, qui plus tard, adopté par Junius Gallio dont il prit le nom, devint proconsul en Achaïe. Saint Paul comparut à son tribunal sur la plainte des Juifs, comme novateur en religion, et fut mis par lui hors de cause. Méla, le troisième et plus jeune frère de Sénèque, demeura en Espagne ; par la suite, il y administra les biens de la famille, et venu à Rome à son tour, peu soucieux d’honneurs et de dignités, toute son ambition se réduisit à accroître sa fortune. Père du poëte Lucain, quand celui-ci fut condamné à mort par Néron, il montra une avidité et un empressement scandaleux à rechercher les moindres parcelles de sa succession. Sénèque fut de bonne heure formé à l’art oratoire par son père lui-même. Il était et fut toujours d’une constitution frêle et maladive, au point, comme il le dit dans une lettre à Lucilius, qu’il eut plus d’une fois l’envie de se donner la mort : l’affection seule qu’il avait pour son vieux père le retint. Ses débuts au barreau eurent un grand éclat. Caligula, qui avait des prétentions à l’éloquence, fut jaloux de lui, et eut même l’envie de le faire périr. Une concubine du prince sauva Sénèque. Elle dit à Caligula que ce jeune homme, attaqué de phthisie, avait à peine le souffle : que ce serait tuer un mourant. Notre auteur, à moins qu’il n’ait pensé à Néron, semble faire allusion à ce fait dans sa Lettre LXXVIII : « Que de gens dont la maladie a reculé la mort ! ils furent sauvés parce qu’ils semblaient mourants. » Sénèque alors dut chercher à se faire oublier. Il s’adonna avec une ardeur exclusive aux études philosophiques déjà commencées par lui concurremment avec ses études oratoires. Toutes les sectes avaient à Rome de remarquables représentants. C’étaient entre autres le stoïcien Attalus, le pythagoricien Sotion, l’académicien Fabianus, le cynique Démétrius, dont les doctrines s’alliaient, se confondaient sur plusieurs points, surtout le stoïcisme et le pythagorisme.

 

Paris : Dubochet, Le Chevalier [et] Garnier – 1851

http://ul.to/9878wuty

Paris : F. Didot – 1853 &1869

http://ul.to/0q52bb12



17/04/2020
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